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Quelles sont les pires raclures des Soprano ?

Quelles sont les pires raclures des Soprano ?

A l’occasion de la sortie française de « Many Saints of Newark », le préquel sur les débuts de Tony dans le crime organisé, plongeons dans les eaux troubles du « DiMeo Universe »…

Contrairement aux apparences, les héros des Soprano ne se valent pas tous : il y a d’un côté ceux qui sont détestables au possible, et de l’autre ceux qui sont encore pires qu’eux.

Lie de l’humanité, ils participent chaque jour que Dieu fait à rendre le monde qui les entoure toujours un peu plus sombre et corrompu.

Le classement des 10 pires crabes du générique, c’est maintenant.

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10. Carmela Soprano

Première personne à se convaincre qu’elle n’a rien à voir avec les activités criminelles de son mari, elle n’en a pas moins les mains tâchées de sang.

Hypocrite jusqu’à la moelle, elle profite sans vergogne de son train de vie pour satisfaire sa soif de biens matériels (cuisine intégrée, piscine dans le jardin et séjour décoré comme une bonbonnière), non sans épancher ses pseudo états d’âmes auprès d’oreilles complaisantes.

Caricature de la bourgeoise, plutôt que d’aller bosser, elle se pique en effet de bons sentiments chez curés et psys, quand bien même les bonnes manières lui sont étrangères avec le petit personnel.

Et bien sûr, quiconque la renvoyant à ce qu’elle est se voit affecté de son plus profond mépris (Angie Bonpensiero qui réussit à générer des revenus confortables par elle-même, Hunter qui s’en tire mieux que Meadow après un début de scolarité chaotique…).

9. Livia Soprano

« Le vrai gangster de la famille Soprano » dixit son rejeton.

Du genre à entendre uniquement ce qu’elle veut entendre, il serait cependant un peu court de la ranger dans cette catégorie de personnes qui n’ont comme plaisir que de ruiner ceux des autres.

Castratrice dans l’âme, son incapacité à monter le moindre signe d’affection à ses enfants (quand elle ne leur pointe pas une fourchette sous l’œil) détermine en grande partie pourquoi et Tony et Janice sont devenus des adultes si peu recommandables.

Vivant comme Carmela de la rente du crime organisé, elle n’aime rien tant que jouir de son pouvoir de manipulation (coucou Junior, coucou Artie), allant jusqu’à commanditer en coulisses l’assassinat de son fils.

8. Johnny Sacrimoni

Probablement le mafieux le mieux habillé de la série. Pour le reste en revanche, il n’y a pas grand-chose à en tirer quand viendra le Jugement dernier.

D’une rapacité sans pareil, il ne recule devant aucun moyen pour arriver à sa fin, qu’il s’agisse de mettre un contrat sur la tête de quiconque dessert ses intérêts (son boss Carmine Lupertazzi est passé à un cheveu d’en faire les frais), ou de manipuler à volonté (Paulie s’en souvient encore).

Oh, et lui qui clamait qu’un mafieux qui balance ne vaut pas mieux qu’un Juif de mèche avec les nazis… a fini par briser la loi du silence sous la menace d’une peine de prison un peu salée.

7. Richie Aprile

L’archétype du petit mec qui a toujours quelque chose à prouver, et qui pour ce faire, cherche des noises à Terre entière.

Dénué du moindre remord, pour ne pas dire franchement sadique, la toute première chose qu’il fait après avoir passé dix ans derrière les barreaux c’est d’aller tabasser ce pauvre Beansie, pour ensuite le courser en pleine rue arme à la main, puis le laisser paraplégique en lui roulant dessus.

Pour ne rien gâcher, sa philosophie des rapports conjugaux n’a rien à envier à celle d’un australopithèque, lui qui enjoint le plus sérieusement du monde Christopher de marier sa nièce Adriana s’il souhaite continuer à lui taper dessus.

6. Chritopher Moltisanti

Parfois débordant d’humanité dans ses intentions, ses actes racontent eux une autre histoire.

Dans le désordre, le neveu de Tony est ainsi vu tuer le chien d’Adriana, vendre de la methamphetamine à Meadow, ou encore braquer un concert de charité.

Pire, complètement instable, il tire une balle dans le pied d’un employé de boulangerie pour un motif des plus futiles, et supprime sur un coup de tête son seul et unique ami, Dolan – le scénariste à qui il a piqué le script de Cleaver.

À sa décharge, à chaque fois qu’il a essayé de devenir une meilleure personne, il a fait les frais d’un entourage toujours prompt à le traîner vers le bas.

5. Ralph Cifaretto

Cocaïnomane enthousiaste, on lui doit parmi les deux décès les plus abjects des Soprano.

Celui du jeune Jackie Aprile Jr. qu’il a gentiment poussé à suivre le mauvais chemin contre l’avis de feu son paternel. Une fois l’irréparable commis, le braquage du poker clandestin qui a tourné au fiasco, plutôt que de s’opposer au contrat mis sur sa tête, il a préféré plaquer sa mère Rosalie.

Celui de Tracee, une jeune danseuse de 19 ans enceinte de leur enfant, qu’il a tabassé à mort pour avoir un peu trop vertement remis en cause sa masculinité.

Au-delà de Ralphie, cet évènement marque le moment où il n’est plus possible de considérer la bande à Tony et leurs semblables autrement que comme des ordures finies.

4. Silvio Dante

Personnage préféré de beaucoup, et pas seulement pour ses imitations d’Al Pacino, sous ses airs débonnaires de sympathique patron du « club de striptease le plus profitable du New Jersey » se cache un trafiquant de chair sans scrupules.

Pas plus qu’il n’hésite à faire passer les filles sur le billard pour les faire correspondre aux canons de beauté hétéro beauf de sa clientèle, il n’hésite pas à leur lever la main dessus pour rentabiliser ce qu’il considère comme son investissement.

Ça, plus les promotions canapé, la prostitution plus ou moins consentante dans l’arrière salle du Bada Bing, et, hasard qui n’en est pas un, l’exécution d’Adriana.

3. Tony Soprano

Non, les canards et la thérapie n’absolvent pas le Thanos du New Jersey de ses pêchés.

De un, parce qu’en tant que boss, il est directement responsable des méfaits commis par ses subordonnés. De deux, parce que plus la série avance, plus il se révèle insupportable.

Ardent ambassadeur du « strong silent type », il passe cependant son temps à geindre et à médire sur son prochain. Sur le plan professionnel, cela se traduit par une jalousie forcenée à l’égard de quiconque a le malheur d’avoir un peu de succès dans les affaires.

Le meurtre de Christopher, qui l’aimait comme un fils, scelle son sort pour de bon : en sus de se moquer éperdument de ses proches, son cadavre encore chaud, il s’empresse d’aller coucher avec sa maîtresse.

2. Butch DeConcini

Bras droit du Shah d’Iran de Phil Leotardo au sein de la famille Lupertazzi, s’il n’apparaît en tout et pour tout que dans les huit derniers épisodes, durant ce laps de temps, il en a tout de même profité pour initier la guerre entre Jersey et New-York (à la base était Phil était contre), faire passer le management du crew Soprano de vie à trépas (REP Sil et Bobby), puis opportunément retourner sa veste pour s’allier à Tony et se débarrasser de Phil.

Couronné roi de New York dans la dernière ligne droite, tout porte à croire qu’il a ensuite orchestré le meurtre de Tony.

Aussi machiavélique que déloyal, le Keyser Söze de la série c’est lui.

1. Paulie ‘Walnuts’ Gualtieri

Clairement le plus psychopathe de tous. Zéro code, zéro morale, zéro honneur.

Capable d’handicaper un jardinier pour le forcer à travailler à l’œil (et de lui piquer au passage sa tondeuse à gazon), d’achever un serveur qui a l’outrecuidance de lui réclamer un pourboire, ou d’étouffer une retraitée pour la dépouiller de ses économies, il est, ô surprise, le personnage qui compte le plus d’homicides à son actif.

Radin, pervers (il renifle les culottes d’Adriana), égoïste, il coche toutes les cases du sale type… ce qui ne l’empêche absolument pas de bénéficier d’une énorme côte de sympathie auprès des fans.

Et pour cause : sans lui Les Soprano ne serait pas vraiment Les Soprano.

« Héhé »

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